Réputation numérique et gestion de marque

Scoring des risques de contrefaçon : un modèle analytique pour les produits contrefaits et les ventes non autorisées

Le risque de contrefaçon numérique ne se limite pas à déterminer si un produit est faux. L’analyse conjointe des annonces sur les places de marché, du comportement des vendeurs, des anomalies de…

Que contient cet article ?

Le risque de contrefaçon numérique ne se limite pas à déterminer si un produit est faux. L’analyse conjointe des annonces sur les places de marché, du comportement des vendeurs, des anomalies de prix, des ressemblances visuelles, des réseaux sociaux et des domaines frauduleux permet de mieux hiérarchiser les risques.

L’approche de scoring du risque de contrefaçon présentée ici ne repose pas sur un jeu de données mondial publié par B10. Il s’agit d’un modèle analytique illustratif pour les opérations de protection des marques en ligne.

Qu’est-ce que le scoring du risque de contrefaçon ?

Il combine différents signaux numériques dans un score commun afin de prioriser les annonces et les vendeurs à examiner manuellement.

Signaux pouvant être utilisés dans le modèle de risque

  • Similitude entre les images produit et catalogue,
  • Utilisation de marques et de modèles,
  • anomalies des prix,
  • historique du vendeur,
  • Un compte ou un magasin nouvellement créé,
  • libellé risqué dans la description du produit,
  • Liens avec les infractions précédentes,
  • ressemblances entre domaines ou comptes sociaux.

Anomalies des prix

Les annonces à des prix nettement inférieurs à ceux des circuits autorisés ne concernent pas automatiquement des contrefaçons. Associé à d’autres signaux, un prix bas peut toutefois accroître la priorité de l’examen.

Profil de risque du vendeur

Pour chaque vendeur, évaluer:

  • ancienneté de la boutique,
  • Variété de produits,
  • Comportement en matière de tarification,
  • utilisation récurrente de la marque,
  • Registres de risques antérieurs

Ces facteurs peuvent être évalués.

Ressemblance visuelle

Le hachage perceptuel ou les modèles d’image fondés sur des embeddings peuvent aider à repérer des photos de catalogue réutilisées dans différentes annonces.

Une image correspondante n'est pas une détermination légale de l'infraction; il ne s'agit que d'un signal de risque.

Logos et éléments de marque

La détection de logos, l’OCR et l’analyse d’image peuvent fournir des signaux supplémentaires lorsque le nom de la marque est absent du texte de l’annonce.

Surveiller conjointement les places de marché et les réseaux sociaux

La contrefaçon ou les ventes non autorisées peuvent s’étendre à plusieurs canaux. Un vendeur peut rediriger le trafic d’un compte social vers une place de marché ou une boutique indépendante.

Risques liés aux domaines

Le typosquatting, les fausses pages de campagne et les domaines ressemblant au nom de la marque peuvent constituer une catégorie de risques distincte, mais liée aux atteintes concernant les produits.

Un exemple de cote de risque

Le modèle peut combiner les facteurs suivants:

  • Ressemblance visuelle,
  • anomalies des prix,
  • score de confiance du vendeur,
  • Intensité de l'utilisation de la marque,
  • Antécédents d'infraction,
  • liens entre les canaux.

Les poids ne doivent pas être identiques pour chaque marque et catégorie.

Pourquoi le score n'est-il pas universel?

Les signaux de contrefaçon peuvent différer entre mode de luxe, électronique, cosmétiques et pièces détachées. Il vaut donc mieux calibrer le modèle par marque et catégorie qu’utiliser un seuil mondial unique.

Gestion des faux positifs

Un vendeur autorisé peut utiliser des photos de catalogue et un produit authentique peut être vendu sous le prix du marché. Le système ne doit pas prendre la décision finale, mais transmettre les cas à haut risque à un spécialiste.

Ensemble de données probantes

Pour le dossier à l'étude, les éléments suivants peuvent être conservés :

  • URL,
  • Vendeur,
  • titre de l’annonce,
  • Prix,
  • Image,
  • Capture d'écran,
  • Date et heure,
  • Motifs du risque

Ces éléments peuvent être conservés.

Comment la carte des risques est-elle utilisée?

Une carte des risques peut être établie par pays, canal, catégorie ou vendeur lorsque des données de mesure réelles sont disponibles. Les scores d'exemple produits sans données ne doivent pas être présentés comme des statistiques réelles du marché.

L'approche B10

B10 Digital Agency vise à donner la priorité aux différents signaux numériques par la notation des risques dans les opérations de protection de la marque et à les utiliser avec la vérification experte.

Méthodologie Note

Ce modèle est un cadre analytique illustratif. Il n’est pas présenté comme le résultat d’une étude empirique publiée par B10 sur un pays, un secteur ou une place de marché.

Conclusion

La valeur d’un système de surveillance de la contrefaçon tient non aux cartes impressionnantes, mais au repérage plus précoce des cas à examiner dans les canaux numériques à fort volume.

Sources et documents associés

Ces documents servent de références pour les méthodes et règles abordées dans cet article.

B10 Digital Agency

Scoring des risques de contrefaçon : un modèle analytique pour les produits contrefaits et les ventes non autorisées